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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

La main, de Jirí Trnka (Tchécoslovaquie, 1965, couleur, 19 min.).

Un artisan céramiste tranquillement installé chez lui soigne sa plante verte quand il est tourmenté par une main gantée tyrannique.

ALOUETTES, LE FIL À LA PATTE

Jirì Menzel

Skrivánci na niti. Tchécoslovaquie – 1969 – Couleur – 90 min., vostf.

Réalisation : Jirí Menzel.

Scénario : Jirí Menzel d’après le roman Vends maison où je ne veux plus vivre de Bohumil Hrabal.

Image : Jaromír Sofr.

Musique : Jirí Sust.

Montage : Jirina Lukesová.

Production : Karel Kochman.

Avec : Rudolf Hrušínský (Trustee), Vlastimil Brodský (Professeur), Václav Neckár (Pavel Hvezdár), Jitka Zelenohorská (Jitka), Jaroslav Satoranský (Garda Andel), Vladimír Smeral (Ministre), Jirina Štepniková (la mère de Pavel).

Ours d’or, Festival de Berlin, 1990.

 

L’HISTOIRE

Années cinquante, quelque part en Tchécoslovaquie. Dans un dépôt de ferraille travaillent des prisonnières, condamnées pour avoir tenté de quitter illégale-ment le pays et des hommes soupçonnés de ne pas s’enthousiasmer pour le régime. Tout ce petit monde suit avec compréhension l’amour de Pavel pour la jeune prisonnière Jitka. Lors d’un conflit avec la direction, le communiste Mlikar, le seul volontaire, devient leur porte-parole. Mais il est rapidement arrêté, et disparaît

 

CRITIQUE

Réalisé aussitôt après le Printemps de Prague et sa répression, remisé plus de vingt ans dans les placards de la censure communiste, Alouettes, le fil à la patte est une allégorie formidablement insolente et  provocatrice, un pamphlet fustigeant sans détour la bêtise bureaucratique, la violence et l’absurdité kafkaïenne des anciens régimes de l’Est, la démagogie lénifiante des mots d’ordre staliniens. Menzel mène son entreprise de démolition en règle avec une apparente nonchalance qui n’est pas le moindre charme de son cinéma, retrouvant le ton tour à tour caustique, tendre, truculent, poétique et burlesque qui caractérisait son célèbre et savoureux Trains étroitement surveillés.

Jacques Valot, La Saison cinématographique, 1990, p. 14.