Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Les Ramoneurs (Dirty Work), de Lloyd French (États-Unis, 1933, noir et blanc, 20 min.).

Laurel et Hardy se rendent, pour ramoner sa cheminée, chez l’inventeur d’un sérum rajeunissant.

CHÉRIE, JE ME SENS RAJEUNIR

Howard Hawks - VOSTF

Monkey Business – États-Unis – 1952 – Noir et blanc – 97 min.

Réalisation : Howard Hawks.

Scénario : Ben Hecht, Charles Lederer, I.A.L. Diamond, d’après une histoire d’Harry Segall.

Image : Milton R. Krasner.

Son : W.D. Flick, Roger Heman.

Musique originale : Leigh Harline.

Direction artistique : George Patrick, Lyle R. Wheeler.

Décors : Thomas Little, Walter M. Scott.

Costumes : Charles Le Maire.

Montage : William B. Murphy.

Production : Sol C. Siegel pour Twentieth Century Fox Corporation.

Avec : Cary Grant (le professeur Barnaby Fulton), Ginger Rogers (Edwina Fulton), Charles Coburn (Monsieur Oliver Oxley), Marilyn Monroe (Mademoiselle Lois Laurel), Hugh Marlowe (Harvey Entwhistle), Henri Letondal (le docteur Siegfried Kitzel).

 

L’HISTOIRE

Un chimiste, Barnaby Fulton, poursuit des recherches en vue de découvrir un sérum de rajeunissement. En son absence, Esther, un chimpanzé femelle de six mois, a ouvert sa cage et mélangé les ingrédients que le savant a coutume d’utiliser. Puis elle verse le liquide ainsi obtenu dans le distributeur d’eau du laboratoire. Barnaby absorbe une dose de son produit puis boit de l’eau du distributeur.

 

CRITIQUE

L’Impossible Monsieur Bébé (1938), Allez coucher ailleurs (1949), Chérie, je me sens rajeunir (1952), ces trois chefs-d’œuvre de Hawks interprétés par Cary Grant, figurent en bonne place parmi les comédies les plus folles du cinéma américain. Hawks les a traitées cependant avec une sobriété, un équilibre de construction, une sérénité qui se sont encore accentués, affinés au fil des années. (…) L’ensemble de l’œuvre de Hawks est en effet un éloge de la maturité, une critique virulente de toutes les régressions, mécaniques, sexuelles, infantiles. Cet éloge a dicté ici les péripéties loufoques d’une intrigue que son audace et sa logique interne ont transformée en fable de science-fiction.

Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, Robert Laffont, 1992, page 272.