Colonel Redl
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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut.

Colonel Redl

Redl ezredes – Hongrie - Allemagne - Autriche – 1985 – couleur – 142 min. – VOSTF

Réalisation : István Szabó.

Scénario : István Szabó, Peter Dobai, d’après la pièce de John Osborne A Patriot for Me.

Image : Lajos Koltai.

Musique originale : Zdenko Tamassy.

Montage : Zsuzsa Csákány.

Décors : József Romvári, László Makai, Lórántné Mathaidesz, Gyula Tóth.

Costumes : Péter Pabst.

Production : Mafilm Objektiv Studio, MAFILM Objektív Filmstúdió, Manfred Durniok Filmproduktion, Mokép, ZDF, ORF.

Avec : Klaus Maria Brandauer (Alfred Redl), Armin Mueller-Stahl (l’archiduc François-Ferdinand), Gudrun Landgrebe (la baronne Katalin von Kubinyi), Hans Christian Blech (le baron von Roden), Jan Niklas (le baron Christopher von Kubinyi), László Mensáros (le colonel Ruzitska).

 

L’HISTOIRE

Fils d’un modeste cheminot de Galicie, Alfred Redl se fait remarquer dès l’école primaire par ses qualités intellectuelles et par son patriotisme au profit de l’Autriche-Hongrie. Aussi obtient-il par l’entremise de son instituteur une bourse en vue d’intégrer une école militaire. Au sein de cette école, il se lie d’amitié avec un
de ses condisciples, l’aspirant Kubinyi, baron hongrois fortuné, dont la sœur Katalin ne sera pas par la suite insensible à ses charmes.

 

CRITIQUE

La biographie, le caractère, le comportement de Redl ont été recréés, inventés, pour l’extraordinaire histoire d’un déguisement qui dura toute une vie. Un officier de l’armée impériale  autrichienne s’efforce de faire oublier ses origines roturières et camoufle son homosexualité, en se mettant
au service du pouvoir. La mise en scène donne d’admirables visions de l’empire des Habsbourg, dont 1914 va sonner le glas. Colonel Redl, œuvre d’un grand cinéaste hongrois, est un film de masques, de faux- semblants, d’éclairages mordorés, de couleurs noires et rouges. Un film sur les pièges tendus par une  monarchie décadente. Il est remarquablement interprété.

Jacques Siclier, Télérama n° 2099, 3 avril 1990, p. 155.