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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Aglaée, de Rudi Rosenberg  (France, 2010, couleur, 20 min.).

Dans la cour du collège, Benoît perd un pari contre ses copains. Son gage : proposer à Aglaée, une élève handicapée, de sortir avec lui.

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT

Tim Burton

Edward Scissorhands. Etats-Unis – 1990 – Couleur – 105 min., vostf.

Réalisation : Tim Burton.

Scénario : Caroline Thompson, Tim Burton, d’après une idée originale de Tim Burton et Caroline Thompson.

Image : Stefan Czapsky.

Musique originale : Danny Elfman.

Direction artistique : Tom Duffield.

Décors : Bo Welch, Cheryl Carasik.

Costumes : Colleen Atwood.

Montage : Richard Halsey.

Production : Tim Burton et Denise Di Novi pour Twentieth Century Fox Corporation.

Avec : Johnny Depp (Edward), Winona Ryder (Kim Boggs), Dianne Wiest (Pegg Boggs), Anthony Michael Hall (Jim), Kathy Baker (Joyce Monroe), Robert Oliveri (Kevin Boggs), Conchata Ferrell (Helen), Caroline Aaron (Marge), Dick Anthony Williams (l’officier de police), Vin-cent Price (l’inventeur).

 

L’HISTOIRE

Il était une fois un inventeur qui avait donné naissance à Edward, une créature d’apparence humaine. Mais le vieil homme était mort avant d’avoir pu achever son œuvre et la créature s’est retrouvée avec de redoutables ciseaux à la place des mains, cloitrée dans un manoir abandonné non loin d’une banlieue résidentielle aux couleurs aseptisées.

 

CRITIQUE

Edward aux mains d’argent, finit donc, grâce au couple impossible formé par Kim et Edward, et au sentiment insolite et inéluctable qui s’insinue entre eux, par être gagné par une fièvre digne de Nicholas Ray, notamment dans les séquences finales où les villageois transformés en justiciers, à l’exception

d’un gentil flic, poursuivent le monstre humain, très humain. Alors qu’on se croyait dans La Fiancée de Frankenstein, on est soudain projeté à la fin des Amants de la nuit ou de La Fureur de vivre. C’est ce glissement absolument inattendu qui fait en définitive tout le prix d’Edward aux mains d’argent.

Thierry Jousse, Cahiers du cinéma, 100 films pour une vidéothèque, déc. 1993, p. 111.