Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut.

Harold et Maude

Harold and Maude – États-Unis – 1971 – couleur – 92 min. – VOSTF

Réalisation : Hal Ashby.

Scénario : Colin Higgins, d’après son roman.

Image : John A. Alonzo.

Son : William Randall.

Musique et chansons originales : Cat Stevens.

Décors : Michael Haller.

Costumes : William Theiss.

Montage : William A. Sawyer, Edward Warschilka.

Production : Colin Higgins, Charles B. Mulvehill.

Avec : Ruth Gordon (Maude), Bud Cort (Harold), Vivian Pickles (Madame Chasen), Cyril Cusack (Glaucus), Charles Tyner (l’oncle Victor), Ellen Geer (Sunshine Doré), Eric Christmas (le prêtre), G. Wood (le psychiatre)

 

L’HISTOIRE

Harold, issu d’une famille très riche, est complètement dominé par une mère possessive. Sa distraction favorite consiste à simuler des suicides plus horribles les uns que les autres et à suivre dans son corbillard personnel les obsèques de personnes qu’il ne connaît ni d’Ève ni d’Adam. C’est à un enterrement qu’Harold
rencontre Maude, une charmante vieille dame de presque quatre-vingts ans. Bien vite, Harold et Maude sympathisent ; la vieille dame, après une vie bien remplie, campe maintenant en bohème dans un wagon abandonné et savoure intensément chaque instant de l’existence.

 

CRITIQUE

Harold et Maude ne doit pas être abordé avec logique et rationalisme ; ce serait tuer le film. Il est au contraire bon, parfois, de s’évader des continuelles représentations toutes plus ou moins conventionnelles
pour parvenir à cette transposition passionnante, sachant allier la force avec le sérieux, le comique avec la
poésie, la douceur avec la violence, sachant surtout magnifier l’amour et la vie, deux choses qui, quoique
et peut-être parce qu’intimement liées, ont souvent aujourd’hui disparu de notre monde moderne.

Dominique Maillet, La Saison cinématographique 1973, p. 185.