Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut.

Jamais plus jamais

Never Say Never Again - États-Unis - 1983 - couleur - 134 min. - VOSTF

Réalisation : Irvin Kershner.

Scénario : Lorenzo Semple Jr., d’après une histoire de Ian Fleming, Kevin McClory et Jack Whittingham. Dialogues : Dick Clement, Ian La Frenais.

Image : Douglas Slocombe.

Cadreurs : Chic Waterson, Wally Byatt, Jordan Klein, Mike Ferris.

Son : Simon Kaye.

Musique et chansons originales : Michel Legrand.

Décors : Peter Howitt.

Direction artistique : Leslie Dilley, Michael White, Roy Stannard.

Costumes : Charles Knode.

Montage : Robert Lawrence, Ian Crafford.

Production : European Banking Company, Manufacturers Hanover Limited, The First National Bank of Chicago, Taliafilm Productions, Woodcote Productions, PSO International - Producers Sales Organisation International.

Avec : Sean Connery (James Bond), Klaus Maria Brandauer (Maximilian Largo), Max von Sydow (Ernst Stavro Blofeld), Barbara Carrera (Fatima Blush), Kim Basinger (Domino Petachi), Bernie Casey (Felix Leiter), Alec McCowen (Q), Edward Fox (M), Pamela Salem (Miss Moneypenny), Rowan Atkinson (Nigel Small-Fawcett).

 

L’HISTOIRE

James Bond a vieilli. Son supérieur le trouve en mauvaise forme et juge utile de lui faire suivre une cure dans une clinique privée. Dans cette clinique, Bond croise la route d’un certain Jack Petachi qui le conduit au Spectre, une organisation criminelle qui a dérobé deux ogives nucléaires à l’US Air Force. Bond essaie alors d’approcher la sœur de Petachi, Domino, qui est également la petite amie du commanditaire du vol, un certain Maximilian Largo.

 

CRITIQUE

De la Côte d’Azur où nous assistons à une époustouflante poursuite à moto en passant par les Bahamas et l’Afrique où se niche le repaire secret des méchants, ce mélange étonnant de modernisme assez discret et de réalisme rigoureux légèrement rétro provoque une sorte de distanciation humoristique savoureuse amplifiée par le jeu d’un Sean Connery visiblement heureux de réendosser l’uniforme de 007 et parfaitement à l’aise dans ce rôle d’espion à visage humain. (…) Jamais plus jamais est l’un des meilleurs James Bond de la série ; ce retour aux sources et cette réévaluation de l’individu face à la technologie prend valeur de symbole en ces temps incertains où les supergrands de ce monde s’amusent eux aussi à semer un peu partout des engins de mort et de destruction sur notre bonne vieille planète.

Philippe Ross, La Revue du cinéma n° 389, décembre 1983, p. 22.