L'Homme que j'ai tué
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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Soldier Man de Harry Edwards (États-Unis, 1926, noir et blanc, 31 min.).

Rêve d’un soldat de la Grande Guerre (Harry Langdon) qui pense avoir été oublié sur le champ de bataille.

L'Homme que j'ai tué

Broken Lullaby ou The Man I Killed - États-Unis - 1932 - noir et blanc - 77 min. - VOSTF.

Réalisation : Ernst Lubitsch.

Scénario : Samson Raphaelson et Ernest Vajda, d’après la pièce de Maurice Rostand L’homme que j’ai tué, adaptée par Reginald Berkeley.

Image : Victor Milner.

Décors : Hans Dreier.

Musique originale : W. Franke Harling.

Production : Paramount Pictures.

Avec : Lionel Barrymore (Dr H. Holderlin), Phillips Holmes (Paul Renard), Nancy Carroll (Fraulein Elsa), Louise Carter (Frau Holderlin), Tom Douglas (Walter Holderlin), Emma Dunn (Frau Muller), Lucien Littlefield (Herr Walter Schultz), Tully Marshall (le fossoyeur), ZaSu Pitts (Anna).

 

L’HISTOIRE

Paris, 1919. Paul Renard se confesse à un prêtre. Il avoue avoir tué un soldat allemand pendant la guerre et être rongé par le remords. L’absolution de l’Église ne soulage pas sa conscience et Paul décide d’aller trouver la famille du soldat en Allemagne pour se faire pardonner d’elle.

 

CRITIQUE

Le drame n’est pas une nouveauté pour Lubitsch, il l’a abordé dans ses films historiques allemands et occasionnellement dans la première période de sa carrière américaine. Il y montrait déjà une conception très personnelle de la notion de genre, mais jamais encore le mélange de la gravité avec l’humour, l’émotion, le style familier, n’a approché de la perfection atteinte dans L’Homme que j’ai tué (…). Même si l’expression du message pacifiste paraît parfois ampoulée au spectateur moderne, la conviction du cinéaste n’en est pas moins sincère : car de Madame Du Barry à To Be Or Not To Be, Lubitsch a toujours célébré le mouvement
de la vie et du bonheur contre l’abominable sérieux de la guerre, de la haine et de la mort.

Jacqueline Nacache, La Revue du cinéma n° 443, novembre 1988, p. 35.