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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

L’Émigrant, de Charles Chaplin (États-Unis, 1917, noir et blanc, muet, intertitres vostf, 25 min.).

Sur le bateau qui doit le mener au pays de la liberté, Charlot rencontre une jeune femme qui s’occupe de sa mère souffrante.

LA RUÉE VERS L’OR

Charles Chaplin (1925)

The Gold Rush, États-Unis, 1925, noir et blanc, 88 min., muet, vostf.

Réalisation et scénario : Charles Chaplin. Image : Roland Totheroh. Décors : Charles D. Hall. Montage : Charles Chaplin. Musique originale : Charles Chaplin. Chorégraphie : Charles Chaplin. Production : Charles Chaplin Productions. Avec : Charles Chaplin (le chercheur d’or solitaire), Mack Swain (Big Jim McKay), Tom Murray (Black Larsen), Henry Bergman (Hank Curtis), Malcolm Waite (Jack Cameron), Georgia Hale (Georgia), Albert Austin (un chercheur d’or).

L’HISTOIRE

Charlot est venu se joindre à la foule des prospecteurs qui espèrent trouver la fortune en Alaska. Le hasard réunit dans la cabane de Black Larsen, recherché par la police, trois hommes plus ou moins endurcis : le propriétaire lui-même, Charlot, au terme d’une course épuisante au milieu d’une tempête, et Big Jim, un prospecteur qui vient de trouver un magnifique filon. Pour l’heure, le trio meurt de faim.

 

CRITIQUE

L’un des plus grands triomphes de Chaplin, à propos duquel tout non cinéphile évoque avec une tendresse un peu gâteuse, la fameuse danse des petits pains. J’avoue lui préférer Le Cirque ou City Lights, mais enfin ce film de plein air, de montagne et de glace, parfois rude comme un récit de Jack London, comporte aussi l’un des sommets du pathétique chaplinesque : le vagabond exclu de la fête, regarde du dehors, par la fenêtre du saloon où chante la femme qu’il aime, Georgia Hale. Chaplin parvient à faire rire non aux dépens de la pauvreté, mais à ses côtés : ce tour de force lui permet de réconcilier - le cas est unique dans l’histoire du cinéma - la sensibilité bourgeoise occidentale et les salles du tiers-monde à trois dirhams.

Jacques Fieschi in Cinématographe n° 95, p. 79, déc. 1983.