Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Hybrids de Florian Brauch, Matthieu Pujol, Kim Tailhades, Yohan Thireau et Romain Thirion (France, 2017, couleur, 6 min.).

Lorsque la faune sous-marine doit s’adapter à une pollution environnante, c’est toute la chaîne alimentaire qui évolue.

La Vie aquatique

The Life Aquatic with Steve Zissou – États-Unis – 2005 – couleur – 118 min. – VOSTF

Réalisation : Wes Anderson.

Scénario : Wes Anderson, Noah Baumbach.

Image : Robert Yeoman.

Son : Pawel Wdowczak.

Musique originale : Mark Mothersbaugh.

Direction artistique : Eugenio Ulissi, Marco Trentini, Simona Migliotti, Giacomo Calo Carducci.

Décors : Mark Friedberg.

Costumes : Milena Canonero.

Montage : David Moritz.

Production : American Empirical Pictures.

Avec : Bill Murray (Steve Zissou), Owen Wilson (Ned Plimpton), Cate Blanchett (Jane Winslett-Richardson), Anjelica Huston (Eleanor Zissou), Willem Dafoe (Klaus Daimler), Jeff Goldblum (Alistair Hennessey), Michael Gambon (Oseary Drakoulias), Noah Taylor (Vladimir Wolodarsky), Bud Cort (Bill Ubell).

 

L’HISTOIRE

Célèbre explorateur des fonds marins, aux films mondialement célèbres, Steve Zissou présente ses nouvelles aventures au public italien, lors d’une soirée officielle. Le film évoque un drame : le fidèle assistant de Steve a été dévoré par un requin jaguar. Et Zissou annonce que sa prochaine mission consistera à retrouver l’animal pour se venger. Lors du cocktail qui suit la projection, un jeune aviateur de 30 ans, Ned,
se présente à Steve comme son fils. Le doute est permis, mais Zissou accepte de considérer Ned comme son rejeton, et de l’intégrer à son équipe.

 

CRITIQUE

En passant de l’Amérique à la France, le film a perdu la moitié de son titre, The Aquatic Life of Steve Zissou. De sorte qu’on pourrait croire à quelque documentaire des profondeurs, sans paroles ni acteurs, façon Le Monde du silence. Il n’en est rien : cette étrange comédie est tout ce qu’il y a de plus dialogué, peuplée de vedettes, et pas seulement sous-marines. Mais avec ce raccourci, La Vie aquatique a le mérite d’annoncer
un changement de biotope. S’embarquer pour le film c’est effectivement passer à un autre régime de réalité, pénétrer dans un monde où tout semble ralenti, ondoyant, liquide. Wes Anderson est un jeune cinéaste de plus en plus à part dans le paysage américain, qui s’ingénie à fabriquer de toutes pièces son propre univers, ultra stylisé et étanche comme une bulle, sans éluder la mélancolie d’une telle démarche..

Louis Guichard, Télérama n° 2878, 9 mars 2005, p. 36.