Précédent
Précédent
Précédent
Suivant
Suivant
Suivant

LE BAL

Ettore Scola (1983)

France, Italie, Algérie, 1983, couleurs, 112 min.

Réalisation : Ettore Scola. Scénario : Ettore Scola, Agenore Incrocci et Furio Scarpelli, Jean-Claude Penchenat, Ruggero Maccari. Image : Ricardo Aronovich. Son : Bruno Le Jean, Corrado Volpicelli. Musique originale : Vladimir Cosma. Chorégraphie : Jacques Bense. Décors : Luciano Ricceri. Costumes : Ezio Altieri, Françoise Tournafond. Montage : Raimondo Crociani. Production : Massfilm (Roma), Office National Commerce Industrie Cinéma (Alger), Antenne 2, Cinéproductions. Avec : Marc Berman (le collabo, le rocker, l’individu aux bonbons), Jean-Claude Penchenat (l’homme au nœud papillon, l’émule de Fred Astaire), Régis Bouquet (le costaud aux cacahuètes, l’ex-para), Jean-François Perrier (le grand timide à la raie au milieu), Geneviève Rey-Penchenat (la dame en tailleur noir et lunettes), Monica Scattini (la jeune fillle myope), Chantal Capron (l’émule de Ginger Rogers, la blonde oxygénée), Michel Van Speybroeck (le faux Jean Gabin), Aziz Arbia (l’Algérien).

L’HISTOIRE

Lentement, les femmes d’abord, l’une après l’autre, puis les hommes tous ensemble, entrent dans la salle de bal. La musique joue et le temps se met à passer. Le Front populaire, la guerre et l’Occupation, la Libération mais aussi l’invasion du made in USA, la guerre d’Algérie et les sixties, la révolution de Mai jusqu’à aujourd’hui. Au fil des ans et au fil des musiques, les couples se font et se défont. L’Histoire, elle, se fait.

 

CRITIQUE

Le Bal fut un succès au théâtre, qui consacra
le travail entrepris par la troupe du Campagnol. On peut juger indépendamment le film puisque ses créateurs ont retravaillé leur scénario initial avec Scola. Le projet reste sans doute le même : l’histoire collective doit s’y retrouver à travers celle des corps, des rythmes et des figures imposées. (…) La réussite du film est là, dans ce catalogue un peu dérisoire d’une mécanique qui demeure quand les rythmes ont changé. La vérité de la danse est dans l’unisson des pas : même la solitude des danseurs de disco (où Scola voit une rupture essentielle dans l’histoire de la danse) ne constitue sur ce plan-là aucune révolution, quand tout, dès les premières mesures, dit l’impossibilité d’une rencontre, la solitude essentielle du danseur.

Alain Ménil in Cinématographe n° 96, p. 52,janvier 1984.