Les Adieux à Matiora
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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Le Hérisson dans le brouillard de Youri Norstein (URSS, 1975, couleur, 11 min).

Un jeune hérisson, parti pour retrouver son ami ourson autour de leur thé quotidien, se perd dans le brouillard.

Les Adieux à Matiora

Proscanie - URSS - 1981 – couleur – 121 min. – VOSTF

Réalisation : Elem Klimov.

Scénario : Larissa Chepitko, Rudolph Tiourine, Guerman Klimov, Elem Klimov.

Image : Alexandre Rodoniov, Sergueï Taraskine, Youri Skhirtladzé, Vladimir Tchoukhnov.

Son : Boris Venguerovski.

Montage : Valeria Belova.

Décors : Youri Fomenko, V. Petrov.

Musique originale : Viatcheslav Artiomov, Alfred Schnittke.

Production : Studios Mosfilm.

Avec : Stéfania Staniouta (Daria Pinéguine), Lev Dourov (Pavel Pinéguine), Lydia Savtchenko (la femme de Pavel), Alexeï Petrenko (Vorontsov), Maïa Boulgakova (Nastasia, l’amie de Daria), Galina Demina (Sima, l’amie de Daria), Lioubov Malinovskaïa (Liza, l’amie de Daria), Pavel Kormounine (Yegor).

 

L’HISTOIRE

Le village de Matiora est condamné à disparaître. Suite à la construction d’une importante centrale électrique, le lac va en effet recouvrir l’île qui accueille ce hameau. Tandis que les paysans  s’adonnent à la dernière récolte de leurs terres et s’apprêtent à la quitter, les plus anciens refusent de partir.

 

CRITIQUE

Il y a dans ce grand et beau film, les éléments d’un mysticisme typiquement russe : un amour fervent de
la terre natale et l’affirmation que l’homme devrait vivre à l’unisson de la nature plutôt que de la détruire.
Transcendant la description d’une situation réelle, le film se présente comme une parabole sur la destruction de quelque chose qui ne doit pas, et ne peut pas mourir, en même temps qu’il formule une interrogation (permanente elle aussi dans le cinéma russe – et soviétique en général) sur le sens de la vie, ce qui lui confère un vibrant humanisme. À cette réflexion existentielle et morale s’ajoutent une poésie visuelle et une beauté plastique qui sont la marque d’un grand cinéaste dans ce qui est, à ce jour, son meilleur film.

Marcel Martin, Saison cinématographique, 1987, p. 10.