Les Sentiers de la gloire
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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut.

Les Sentiers de la gloire

Paths of Glory – États-Unis – 1957 – Noir et blanc – 86 min. – VOSTF

Réalisation : Stanley Kubrick.

Scénario : Stanley Kubrick, Calder Willingham, Jim Thompson, d’après le roman Les Sentiers de la gloire de Humphrey Cobb.

Image : Georg Krause.

Son : Martin Müller.

Musique originale : Gerald Fried.

Direction artistique : Ludwig Reiber.

Costumes : Ilse Dubois.

Montage : Eva Kroll.

Production : Bryna Productions.

Avec : Kirk Douglas (le colonel Dax), Ralph Meeker (le caporal Paris), Adolphe Menjou (le général Broulard), George Macready (le général Mireau), Wayne Morris (le lieutenant Roget), Richard Anderson (le major Saint-Auben), Joseph Turkel (le soldat Arnaud), Susanne Christian (la jeune fille allemande).

 

L’HISTOIRE

L’action du film se déroule en 1916 en France. À cette période de la guerre, la tactique de la guerre de tranchées n’a mené qu’à l’enlisement du conflit. Des assauts réguliers, inutiles et meurtriers, sont cependant
menés par les troupes françaises et allemandes pour essayer de prendre le dessus sur l’ennemi. En faisant miroiter un avancement, le général de division français Broulard incite son subordonné, l’ambitieux général  de brigade Mireau à lancer un de ses régiments à l’assaut d’une position allemande très solide, nommée
la Fourmilière, qui se trouve au sommet d’une colline, sans le soutien de l’artillerie.

 

CRITIQUE

Le film témoigne d’une technique et d’un métier très « hollywoodiens » mais en même temps d’un dépouillement dramatique assez rare (du moins à l’époque) dans le cinéma américain : Kubrick s’est
refusé à toute sur-dramatisation extérieure comme à tout pathos psychologique et son film a la rigueur d’une épure, la simplicité d’un reportage, la force d’un pamphlet plus que celle d’un plaidoyer. Bien sûr, la portée de l’œuvre dépasse singulièrement celle des événements qu’elle évoque : elle est une exemplaire condamnation de toute « justice » mise au service de l’injustice et, en même temps, elle démasque l’hypocrisie de l’éventuelle indignation qu’elle a pu et qu’elle pourrait susciter.

Marcel Martin, Écran n°36, mai 1975, p. 65.