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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Oncle Thomas la comptabilité des jours, de Regina Pessoa (Portugal, 2019, couleurs, 13 min.).

À partir de ses souvenirs d’enfance, la réalisatrice rend hommage à son oncle Thomas, un homme humble, un peu excentrique, qui a eu une vie simple et anonyme mais a beaucoup compté pour elle.

MAFIOSO

Alberto Lattuada (1962)

Italie, 1962, noir et blanc, 105 min., vostf

Réalisation : Alberto Lattuada. Scénario : Agenore Incrocci, Furio Scarpelli, Rafael Azcona, Marco Ferreri, sur un sujet de Bruno Caruso. Image : Armando Nannuzzi. Décors : Carlo Egidi. Costumes : Angela Sammaciccia. Direction artistique : Carlo Egidi. Musique originale : Piero Piccioni, Nino Rota. Montage : Nino Baragli. Production : Compagnia Cinematografica, Dino De Laurentiis Cinematografica. Avec : Alberto Sordi (Nino Badalamenti), Norma Bengell (Marta, son épouse), Ugo Attanasio (don Vincenzo), Gabriella Conti (Rosalia Badalamenti), Cinzia Bruno (Donatella), Armando Tine (docteur Zanchi), Lily Bistrattin (la secrétaire du docteur).

L’HISTOIRE

Le contremaître d’une usine de Milan, Antonio Badalamenti, emmène pour un bref séjour femme et enfants en Sicile, sa terre natale. Mais, tandis qu’il pense passer quelques jours paisibles en famille, il est courtisé par des parrains de la mafia.

 

CRITIQUE

Un sommet quasi inconnu dans l’œuvre inégale mais souvent intéressante de Lattuada. Le scénario, volontiers peu foisonnant, peu riche, peu ‘‘italien’’ en un sens, auquel ont collaboré quatre noms prestigieux du cinéma italien d’après-guerre, est d’une audace extrême et presque incroyable. Jusqu’au bout on attend quelque pirouette, quelque retournement qui atténuerait la cruauté du propos et de l’action. Il n’y en aura pas. Le crime restera impuni, donc parfait, et son auteur inconnu. Cela, dans une comédie, aurait été impensable à l’époque en France et même aux États-Unis, d’autant plus que l’assassin est joué ici par la vedette la plus populaire du pays. (…) On n’a jamais été aussi loin dans la description clinique de l’absence de liberté, de l’aliénation d’un citoyen ordinaire dans un contexte social donné.

Jacques Lourcelles in Dictionnaire du Cinéma, p. 873, Robert Laffont, 1992.