Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut.

Nanouk l'esquimau

Nanook of the North – États-Unis – 1922 – Noir et blanc – 78 min.

Réalisation et image : Robert Flaherty.

Scénario : Frances et Robert Flaherty.

Montage : Herbert Edwards, Robert Flaherty, Charles Gelb.

Production : Révillon Frères, Pathé Exchange.

Avec : Nanouk (Allariallak), Nyla (Celle qui sourit, sa femme), Allee et Cunayou, (leurs enfants).

 

L’HISTOIRE

La vie de Nanouk, un Esquimau qui vit dans le Grand Nord canadien avec sa femme Nyla et leurs enfants. Ils nous font découvrir leurs coutumes, la construction d’un igloo, la chasse au phoque, les chiens de traîneau
et les longues tempêtes de neige, la lutte contre le froid et la perpétuelle recherche de nourriture. Au fil des saisons, cette vie quotidienne devient épopée
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CRITIQUE

Chez Flaherty, la vision du cinéaste et son emprise sur la matière qu’il filme comptent autant, sinon plus, que la réalité traitée, et Flaherty utilise, pour exprimer sa vision, tous les procédés du cinéma de fiction : découpage, direction d’acteurs, construction dramatique, reconstitution d’événements avec ce que cela implique de trucage et de fabrication. À travers Nanouk et sa famille, Flaherty a voulu faire l’apologie de l’homme, incarné ici en un peuple et une race qui l’ont fasciné. Il exalte l’ingénuité, la capacité d’adaptation, la gaieté, le courage quotidien, la noblesse innée de l’Esquimau et recrée son mode de vie, non pas tel qu’il était exactement en 1920 mais tel qu’il s’était prolongé jusque-là depuis l’aube des temps

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Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma. Les films, Paris, Robert Laffont, «Bouquins », 1992, p. 1010.