Partie de campagne
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Partie de campagne

France – 1946 – Noir et blanc – 40 min.

Réalisation : Jean Renoir.

Scénario : Jean Renoir, d’après la nouvelle Une partie de campagne de Guy de Maupassant.

Collaborateur au scénario : Jacques Prévert.

Adaptation et dialogues : Jean Renoir.

Image : Claude Renoir.

Son : Marcel Courmes, Joseph de Bretagne.

Musique originale : Joseph Kosma.

Décors : Robert Gys.

Montage : Marguerite Renoir, Marinette Cadix.

Production : Panthéon Productions.

Avec : Sylvia Bataille (Henriette Dufour), Jane Marken (Juliette Dufour), André Gabriello (Cyprien Dufour), Georges Saint-Saëns (Henri), Jacques B. Brunius (Rodolphe), Paul Temps (Anatole), Gabrielle Fontan (la grand-mère), Jean Renoir (le père Poulain).

 

L’HISTOIRE

Par une torride journée d’été, la famille Dufour quitte Paris pour Bezons-sur-Seine. Monsieur Dufour,
accompagné de sa femme, sa bellemère, sa fille et son commis, s’arrête dans une charmante auberge
en bord de Seine. Tandis que le déjeuner sur l’herbe est dressé, deux canotiers viennent à leur rencontre.
La chaleur et le vin aidant, Madame Dufour et sa fille Henriette partent faire une promenade en yole sur les
eaux du fleuve en compagnie des deux jeunes hommes. Lorsque les bateaux quittent la rive, le ciel se
charge de gris et annonce un orage.

 

CRITIQUE

(...) La marque essentielle de l’art de Renoir, la vertu que ce cinéaste possède en propre est, me semble-t-il, son amateurisme, qui l’a tenu longtemps éloigné de l’industrie du film et assure en fin de compte sa pérennité, alors que tant de pseudo-professionnels ont sombré. Cet apparent désordre, ce je ne sais quoi de débraillé, de rigolard, cachent un extraordinaire bonheur d’expression, une sûreté de goût peu commune. Il y a, dans tous les films de Renoir et dans celui-ci en particulier, une simplicité enfantine qui préside à l’énoncé du moindre geste, à chaque éclosion de sentiment. Bref, le plaisir de tourner, librement, au jour le jour, voilà pour Renoir le principe fondamental que rien ne saurait entamer. Cet amour débordant pour
« l’acte cinématographique », combien peuvent le revendiquer ?

Claude Beylie, L’Avant-scène cinéma n° 21, décembre 1962, p. 30.