Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Caprice en couleurs (Begone Dull Care) de Norman McLaren et Evelyn Lambart (Canada, 1949, couleur, 8 min.).

Le trio Oscar Peterson interprète quelques pièces de son répertoire, alors que les cinéastes transcrivent ces sons avec, comme seuls guides, leur talent et leur libre imagination.

Rêves

Akira Kurosawa’s Dreams – Japon – 1990 – couleur – 120 min. – VOSTF

Réalisation, scénario et dialogues : Akira Kurosawa.

Image : Takao Saitô, Shôji Ueda.

Son : Kenichi Benitani.

Musique originale : Shinichirô Ikebe.

Décors : Yoshiro Muraki, Akira Sakuragi.

Costumes : Emi Wada.

Montage : Tome Minami.

Conseiller artistique : Inoshiro Honda.

Production : Industrial Light and Magic, Lucasfilm, Akira Kurosawa USA Inc.

Avec : Toshihiko Nakano (« moi » à cinq ans), Mitsuko Baishô (la mère), Mitsunori Isaki (« moi » jeune garçon), Misato Tate (la fée des pêchers), Akira Terao (« moi »), Mieko Harada (la fée des neiges), Masayuki Yui (un alpiniste), Shû Nakajima (un alpiniste), Sakae Kimura (un alpiniste), Yoshitaka Zushi (le soldat Noguchi), Tessho Yamashita (le sous-lieutenant), Martin Scorsese (Vincent Van Gogh).

 

L’HISTOIRE

La reconstitution filmée de huit des rêves que Kurosawa a faits à diverses époques de sa vie.

« Je veux essayer de relever le défi des rêves. Certains proviennent de l’enfance, mais il ne s’agit pas d’un film autobiographique, plutôt de quelque chose d’instinctif. » Akira Kurosawa.

 

CRITIQUE

Ici, point question d’esbroufe ni de surenchère de plans tarabiscotés : tout est somptueuse harmonie et rigueur filmique. Kurosawa cherche avant tout à toucher, à faire entrer les spectateurs dans son univers intime et pourtant universel. Si certains détails de la culture japonaise échappent parfois au public occidental, cela ne nuit en rien à l’émotion qui se dégage de ces fables généreuses. Au-delà du message écologique omniprésent, le cinéaste livre surtout une suite d’images d’un esthétisme à couper le souffle. Son passé de peintre colle à la peau de ce vieux jeune homme amoureux de la beauté. Chaque minute du film provoque un émerveillement total. Souvent bouleversant, parfois onirique, Rêves est une œuvre unique et exceptionnelle tant par sa forme que par son fond.

Caroline Vié, Fiches du cinéma, Tous les films 1990. Ed. Chrétiens médias, 1991, p. 301.