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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

All Night Long, de Harry Edwards (États-Unis, 1924, noir et blanc, muet, 20 min.).

Harry se réveille seul dans une salle de cinéma. Il est alors surpris par des cambrioleurs parmi lesquels il reconnaît son ancien sergent. Ils se racontent leurs souvenirs de guerre.

TOUCHE PAS À LA FEMME BLANCHE

Marco Ferreri

France/Italie, 1973, couleurs, 110 min.

Réalisation : . Scénario : . Image : . Son : . Musique originale : . Montage : . Production : . Avec : .

 

L’HISTOIRE

‘‘Il était neuf heures du soir et je passais devant le hall de gare de la porte Dauphine. Un visage, le front appuyé à la vitre de cet aquarium. Lui aussi me reconnut. Après vingt ans, nous n’avions pas changé. C’était toi, Charell.’’

 

CRITIQUE

Ne connaissant rien des motifs qui ont poussé Mikhaël Hers à décider pour sa première réalisation de s’inspirer du roman de Patrick Modiano, De si braves garçons, nous sommes libres d’imaginer, par exemple, que l’envie ait pu naître de connivences entre l’écriture de Modiano et le caractère indécidable des ombres qui, au cinéma, s’agitent devant nos yeux. Là où l’essentiel du cinéma de fiction tient à caractériser les personnages, à les inscrire dans une action, à motiver leurs gestes au prisme de ressorts psychologiques, Charell se joue de leur existence fantomatique, de leurs imprécisions, de leur vacance, de leurs attentes, sans qu’on puisse saisir la logique de leurs comportements.

Jacques Kermabon in Bref n° 76, p. 40, janvier-avril 2007.
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