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Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Le Voyage dans la Lune, de Georges Méliès (France, 1902, couleurs, muet, 13 min.).

Lors d’un congrès du Club des Astronomes, le professeur Barbenfouillis fait part de son projet : aller sur la Lune, propulsé au moyen d’un canon géant de trois cents mètres de long avec, à son bord, six savants de l’illustre assemblée

TRANSIT

Christian Petzold (2018)

Allemagne, France, 2018, couleurs, 100 min.

Réalisation : Christian Petzold, d’après le roman homonyme Transit d’Anna Seghers. Image : Hans Fromm. Montage : Bettina Böhler. Décors : K.D. Gruber. Costumes : Katharina Ost. Musique originale : Stefan Will. Son : Dominik Schleier, Christian Conrad. Production : Schramm Film Koerner & Weber, Néon productions, ZDF, Arte, Arte France Cinéma.

Avec : Franz Rogowski (Georg), Paula Beer (Marie), Godehard Giese (Richard), Lilien Batman (Driss), Maryam Zaree (Melissa), Barbara Auer (femme aux deux chiens), Matthias Brandt (barman du Mont Ventoux), Sebastian Hülk (Paul), Emilie de Preissac (propriétaire Hôtel de Paris), Antoine Oppenheim (George Binnet).

L’HISTOIRE

De nos jours, à Marseille, des réfugiés fuyant les forces d’occupation fascistes rêvent d’embarquer pour l’Amérique. Parmi eux, l’Allemand Georg prend l’identité de l’écrivain Weidel, qui s’est suicidé pour échapper à ses persécuteurs. Il profite de son visa pour tenter de rejoindre le Mexique. Tout change lorsque Georg tombe amoureux de la mystérieuse Marie, en quête désespérée de l’homme qu’elle aime, et sans lequel elle ne partira pas.

 

CRITIQUE

Pour dresser le portrait de ces fantômes de l’histoire qui hantent notre actualité, Transit s’est construit dans les rues de Marseille, avec ses paysages urbains contrastés et ses habitants venus des quatre coins
du globe. Inspiré par son histoire portuaire et ses flux de population, le film restitue toute la complexité de la ville et des différentes strates historiques qui composent son identité. Cette inscription se voit à l’image. Débarrassée de ses clichés, Marseille se laisse filmer sans jamais se retrancher derrière son folklore.
La modeste Babel s’offre au cinéaste dans ce qu’elle a de plus solaire et de plus rude. Sans surenchère ni fausse pudeur. Et c’est l’une des plus grandes réussites de cette œuvre brillante et dérangeante.

Vincent Thabourey in Positif n° 687, p. 34, mai 2018.