Précédent
Précédent
Précédent
Suivant
Suivant
Suivant

Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Mémorable, de Bruno Collet  (France, 2019, couleur, 12 min.).

Depuis peu, Louis, artiste peintre, et sa femme Michelle, vivent d’étranges événements. L’univers qui les entoure semble en mutation.

TUEURS DE DAMES

Alexander Mackendrick

Royaume-Uni – 1955 – Couleur – 97 min., vostf.

Réalisation : Alexander Mackendrick.

Scénario : William Rose.

Image : Otto Heller.

Son : Leo Wilkins.

Musique originale : Tristram Cary.

Direction artistique : Jim Morahan.

Costumes : Anthony Mendleson.

Montage : Jack Harris.

Production : Michael Balcon pour The Rank Organisation.

Avec : Alec Guinness (le professeur Marcus), Peter Sellers (Harry Robinson), Cecil Parker (le commandant Courtney), Herbert Lom (Louis Harvey), Danny Green (« One-Round » Lawson), Jack Warner (l’inspecteur),

Katie Johnson (Madame Louisa Wilberforce).

 

L’HISTOIRE

Digne veuve d’un officier de la marine marchande, Mme Wilberforce est maintenant une petite vieille, un peu farfelue et radoteuse. Elle habite avec ses perroquets une maison devenue trop grande pour elle. Aussi désire-t-elle louer une chambre et de préférence à des gens sociables qui lui tiendront compagnie. Comme elle est isolée au fond d’une impasse, la maison est choisie par une bande de gangsters dont le chef se présente comme locataire, demandant la permission de recevoir ses quatre amis qui, dit-il, forment avec lui un quintette musical.

CRITIQUE

L’une des plus célèbres comédies anglaises d’humour noir bénéficiant de l’apport paradoxal de la couleur. On peut la considérer comme le chant du cygne d’un genre dont les plus grandes réussites furent tournées au studio d’Ealing.

Ironie due à un indéfectible « bon goût » dans la présentation en litote de la violence et des meurtres, brio satirique dans la description de différents comportements sociaux typiquement anglais, caractérisent cette comédie allant bon train et toujours finement ciselée. La stylisation de la couleur, des décors, de l’interprétation (tous les rôles sont, par excellence, des rôles de composition) apportent ici sa cohérence à une œuvre qui fuit comme la peste le réalisme.

Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, Robert Laffont, 1992, p. 1486.