Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

The Great Train Robbery, d’Edwin S. Porter (États-Unis, 1903, Noir et Blanc, 11 min.).

Considéré comme le premier western américain, ce film relate l’attaque d’un train par des hors-la-loi.

Une aventure de Buffalo Bill

The Plainsman – États-Unis – 1936 – Noir et blanc – 113 min. – VOSTF

Réalisation : Cecil B. DeMille.

Scénario : Waldemar Young, Harold Lamb, Lynn Riggs, d’après des histoires de Courtney Ryley Cooper et Frank J. Wilstach.

Image : Victor Milner.

Montage : Anne Bauchens.

Direction artistique : Roland Anderson, Hans Dreier.

Costumes : Joe De Young, Dwight Franklin, Natalie Visart.

Musique originale : George Antheil.

Production : Paramount Pictures.

Avec : Gary Cooper (Wild Bill Hickok), Jean Arthur (Calamity Jane), James Ellison (Buffalo Bill), Charles Bickford (John Latimer), Helen Burgess (Louisa Cody), Porter Hall (Jack McCall), Paul Harvey (Yellow Hand).

 

L’HISTOIRE

La guerre de Sécession prend fin. Les marchands d’armes, inquiets pour leurs affaires, décident d’écouler  leurs stocks de carabines automatiques au sein des tribus indiennes et en chargent un douteux trafiquant, Lattimer. Démobilisé, Wild Bill Hickock retrouve son vieil ami, éclaireur et coureur de prairies comme lui,  Buffalo Bill, sur le vapeur qui les ramène vers l’Ouest. Buffalo Bill s’est marié. Hickock se moque de lui mais il n’est pas insensible au charme sauvage de la blonde Calamity Jane, qu’il retrouve dans la diligence du Kansas. En chemin, un éclaireur blessé leur apprend que les Indiens ont repris le sentier de la guerre. Hickock prévient le général Custer.

 

CRITIQUE

Au prix de certaines licences romanesques, DeMille condense en un seul film un grand nombre d’épisodes et de péripéties célèbres de l’histoire de l’Ouest. Il le fait avec un sens aigu de l’exactitude historique dans le détail (lieu, costumes, armes et accessoires) mais s’emploie surtout à donner aux actes et aux hommes une dimension légendaire, « bigger than life ». En même temps – et c’est là l’un des secrets de la permanente jeunesse de son œuvre – il sait préserver au sein même de l’épopée un ton familier et humoristique qui rend ces personnages mythiques extraordinairement proches du spectateur.

Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma. Les films, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1992, p. 1503.