Première partie

L’instantané ‘‘Monaco en films’’, issu des collections de l’Institut, suivi d’un court métrage :

Dans le vent, de Jacques Rozier (France, 1962, noir et blanc, 8 min.).

Document sur la mode des capes et des bottes faisant fureur cette année-là.

Vérités et Mensonges

F for Fake - France - Iran - République fédérale d’Allemagne - 1973 - couleur - 85 min. - VOSTF

Réalisation et scénario : Orson Welles.

Image : Christian Odasso, Gary Graver.

Son : Paul Bertault.

Musique originale : Michel Legrand.

Montage : Marie-Sophie Dubus, Dominique Boischot, Elisabeth Moulinier.

Production : Les Films de l’Astrophore (Paris), Saci (Téhéran), Janus Film und Fernseh-Produktion GmbH (Frankfurt am Main).

Avec : Orson Welles, Oja Kodar, Elmyr de Hory, Clifford Irving, Edith Irving, François Reichenbach, Joseph Cotten (dans leurs propres rôles).

 

L’HISTOIRE

Le faux... le vrai... où se situe la différence ? Surtout pour un artiste, éternel magicien qui, avec ses tours de passe-passe, tente de laisser une durable lueur d’émerveillement dans les yeux des éternels enfants qui le regardent. Orson Welles, « truqueur » de génie, nous parle des escrocs qu’il a connus.

 

CRITIQUE

(...) Welles n’est pas uniquement le « détective privé », il est aussi le procureur et l’avocat de la défense. Comme Hitchcock, il affirme qu’aucun créateur n’est innocent et, dans une éblouissante leçon de montage, nous rappelle que le cinéma est l’école de la manipulation, que l’art est un mensonge, mais que ce mensonge aide à faire comprendre la réalité. (…) Il prouve la relativité de la vérité. Bref il désigne le coupable et l’innocente ensuite en jetant un doute responsable chez le juré-spectateur. La seule vérité indéniable restant celle du film lui-même, gigantesque puzzle dont toutes les pièces assemblées constituent un authentique chef-d’oeuvre.

François Guérif, Pariscope, 9 avril 1975, p. 75.