Docteur Caligari
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PREMIÈRE PARTIE :

L’instantané « Monaco en films », issu des collections de l’Institut.

LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI de Robert Wiene

Direction : Frank Strobel

Composition musicale : Stéphane Fromageot

Das Kabinett des Dr. Caligari - Allemagne, 1920, noir et blanc, 78 min., muet, intertitres vostf.

Réalisation : Robert Wiene. Scénario : Hans Janowitz, Carl Mayer. Image : Willy Hameister. Décors : Walter Reimann, Walter Röhrig, Hermann Warm. Costumes : Walter Reimann. Production : Decla-Bioscop AG (Berlin). Avec : Werner Krauss (le docteur Caligari), Conrad Veidt (Cesare), Friedrich Feher (Franz), Lil Dagover (Jane), Rudolf Klein-Rogge (le cambrioleur), Hans Heinrich von Twardowski (Alan), Rudolf Lettinger (le docteur Olsen, père de Jane).

 

L’HISTOIRE

Franz raconte son histoire : Dans la foire d’une petite ville du Nord de l’Allemagne où il s’était rendu avec son ami Alan, on retrouve assassiné le secrétaire de mairie qui avait refusé la veille de louer une baraque foraine au docteur Caligari souhaitant y présenter Cesare, son somnambule. Le docteur Caligari ayant prédit à Alan une mort prochaine, Franz le soupçonne lorsque son ami meurt peu de temps après.

CRITIQUE

Caligari est un film expressionniste, le modèle du courant expressionniste allemand. Par la forme incontestablement. Mais les thèmes du destin, de la folie, de la mort, de l’oppression sociale, le rattachent à la tradition romantique allemande. Comme l’affirme Siegfried Kracauer dans De Caligari à Hitler, il est (comme de nombreux films de cette époque), le reflet direct de la mentalité populaire - de cette période de dépression de la république de Weimar - et annonce la prise de pouvoir par les nazis. Robert Wiene a signé avec Caligari son seul film important. Mais il s’agit bien d’un chef-d’œuvre de l’art expressionniste, autant que d’une certaine forme cinématographique, qui a influencé de nombreux films d’épouvante allemands, mais aussi, quelques années plus tard, hollywoodiens.

René Fauvel. Dictionnaire mondial des films, Éditions Larousse, VUEF, 2002, p. 114.