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Falstaff
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PREMIÈRE PARTIE :

L’instantané « Monaco en films », issu des collections de l’Institut.

FALSTAFF de Orson Welles

Campanadas a medianoche - Espagne, Suisse, 1966, noir et blanc, 115 min., vostf.

Réalisation : Orson Welles. Scénario : Orson Welles d’après Richard II, Henry IV, Henry V, The Merry Wives of Windsor de William Shakespeare et de Chronicles of England, Scotland and Ireland de Raphael Holinshed. Image : Edmond Richard. Son : Peter Parasheles. Musique originale : Angelo Francesco Lavagnino. Direction artistique : José Antonio de la Guerra. Décors : José Antonio de la Guerra. Costumes : Orson Welles. Montage : Fritz Muller, Peter Parasheles, Elena Jaumandreu. Production : Internacional Films Española (Madrid), Alpine Productions (Bâle). Avec : Orson Welles (Sir John Falstaff), Keith Baxter (le prince Hal/le roi Henry V), John Gielgud (le roi Henry IV), Jeanne Moreau (Doll Tearsheet), Margaret Rutherford (Mistress Quickly), Norman Rodway (Henry Percy, dit Hotspur), Marina Vlady (Kate Percy, Lady Hotspur), Alan Webb (Justin Shallow), Walter Chiari (Monsieur Silence), Michael Aldridge (Pistol), Tony Beckley (Ned Poins), Fernando Rey (Worcester).

L’HISTOIRE

Au début du XIIIe siècle, lord Bolingbroke est élu roi d’Angleterre sous le nom d’Henry IV. Mais certains grands du royaume soupçonnent le nouveau monarque de ne pas avoir été étranger à la mort de son prédécesseur, Richard II. Ces bruits divisent dangereusement le pays. Pendant ce temps, totalement insouciant, le fils d’Henry IV, Hal, prince de Galles et héritier de la couronne d’Angleterre, passe sa vie, au grand mécontentement de son père, dans les tavernes mal famées en compagnie de son inséparable ami, l’énorme Falstaff, voleur de grand chemin, ami du bon vin et de la bonne chère. Mais la situation politique se dégrade dans le royaume.

CRITIQUE

J’aime Falstaff, parce qu’au souffle superbe de la frénésie élisabéthaine, à l’époustouflant tumulte du bouillonnement wellesien, l’auteur ajoute quelque chose de bourru, de tristement humain, de pudiquement fraternel : parce qu’il n’a pas craint de substituer à un vieux fou à barbe blanche un « vieil homme digne » plein d’épaisseur et de chaleur autour duquel il organise un décrescendo de lumière, passant du blanc le plus vif au gris qui se fonce et au noir de la mort, comme si les ténèbres déjà embrumaient lentement ses derniers instants de lucidité, comme si baissait par degrés, jusqu’à la nuit, la lampe à huile de sa conscience.

Gilles Jacob, Cinéma n° 109, septembre 1966, p 106.

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